Comment les penseurs en mots peuvent faire souffrir les penseurs en films?

En croyant que les autres fonctionnent comme eux et en leur donnant des consignes pédagogiques inadaptées.

Célia a 12,5 ans et elle termine sa première année d’humanités (collège).  Elle est en immersion néerlandais. Cela veut dire qu’une partie de ses cours sont donnés en néerlandais. Entre autres « étude du milieu ». Dans ce cours, elle a (aurait) dû apprendre les différents styles architecturaux des maisons et notamment le style art déco. La leçon est constituée d’une suite de phrases avec des mots assez techniques et 3 piètres photos de maison art déco. Le professeur a interdit de traduire la description du style car l’élève est censé comprendre et retenir sans traduire. La traduction nuirait même selon lui au travail.

Célia est obéissante et donc elle a, dans un stress proche de la souffrance, retenu des chapelets de phrases incompréhensibles. Elle a évidemment échoué à ce cours. Quand elle parle de ce cours, elle éclate en sanglots. Elle n’a pas compris pourquoi elle n’y arrivait pas car elle ne connaissait pas son fonctionnement en films.

Pour un penseur en mots, il est possible de retenir des centaines de phrases sans en faire les films. Un penseur en films doit, quant à lui, vraiment voir, imaginer en 3D de quoi il s’agit. Donc ce cours, pour éviter les traductions, aurait se dérouler par exemple dans une vraie maison art déco. Puisque le cours était donné en bla bla, bla, bla,  sans support visuel, la moindre des choses était de permettre aux penseurs  en films de faire des traductions pour qu’ils puissent un peu imaginer de quoi cela parle.

Penseurs en films, je vous donne un bon conseil: Désobéissez. Sentez ce que vous devez faire et n’écoutez pas certains professeurs.